NOMADLAND, le film 2021aux trois Oscars et …Shakespeare.

Nomadland vient d’être récompensé en 2021 de l’Oscar de la meilleure réalisatrice pour Chloé Zhao, du meilleur film et de la meilleure actrice pour Francis McDormand, également productrice de ce film.

Synopsis : Après l’effondrement économique de la cité ouvrière d’Empire au Nevada où elle vivait, Fern décide après la mort de son mari, de prendre la route à bord de son van aménagé et d’adopter une vie de nomade des temps modernes. Fern tente de survivre en faisant de petits mais parfois pénibles boulots et choisissant ses destinations en fonction des travaux saisonniers qu’elle pourra y glaner. C’est ainsi que Fern rencontre un jeune routard paumé et pour lui remonter le moral, lui récite le sonnet 18 de Shakespeare « Shall I compare you to a summer’s day » souvenir de son ancienne vie, lorsqu’elle avait encore une place dans la société, avec un emploi de soutien scolaire.

Pour le site grenoble-oxford.org, ce sonnet est récité par Jane, née en Louisiane, qui vit depuis longtemps en France et a été un professeur d’Anglais très apprécié à l’UIAD (Université inter-âges du Dauphiné)

Shakespeare Sonnet 18   Shall I compare thee to a summer’s day? 
Thou art more lovely and more temperate: 
Rough winds do shake the darling buds of May, 
And summer’s lease hath all too short a date: 
Sometime too hot the eye of heaven shines, 
And often is his gold complexion dimm’d; 
And every fair from fair sometime declines, 
By chance, or nature’s changing course, untrimm’d; 
But thy eternal summer shall not fade 
Nor lose possession of that fair thou ow’st; 
Nor shall Death brag thou wander’st in his shade, 
When in eternal lines to time thou grow’st; 
So long as men can breathe or eyes can see, 
So long lives this and this gives life to thee.                

Shall I compare you to a summer’s day ? You are more lovely and more constant  Rough winds shake the beloved buds of May And summer is far too short  At times the sun is too hot Or often goes behind the clouds And everything beautiful sometime will lose its beauty By misfortune or by nature’s planned-out course But your youth will not fade Nor will you lose the beauty that you possess Nor will death claim you for his own, Because in my eternal verse you will live forever. So long as there are people on this earth, So long will this poem live on, making you immortal.
     

Te comparerai-je à un jour d’été ? Tu es plus aimable et plus tempéré. Les vents violents font tomber les tendres bourgeons de mai, et le bail de l’été est de trop courte durée.

Tantôt l’œil du ciel brille trop ardemment, et tantôt son teint d’or se ternit. Tout ce qui est beau finit par déchoir du beau, dégradé, soit par accident, soit par le cours changeant de la nature.

Mais ton éternel été ne se flétrira pas et ne sera pas dépossédé de tes grâces. La mort ne se vantera pas de ce que tu erres sous son ombre, quand tu grandiras dans l’avenir en vers éternels.

Tant que les hommes respireront et que les yeux pourront voir, ceci vivra et te donnera la vie.

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