jeudi, juillet 18, 2024
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The saga of Leif Erikson

Chers adhérent-e-s et ami-e-s,

Dans le cadre du 120e anniversaire de l’accord signé le 8 avril 1904 entre le Royaume Uni et la France, l’Alliance Grenoble-Oxford accueille du 2 au 9 avril une délégation d’Oxford, principalement composée de la Troupe de Théâtre DIY (Do It Yourself) dont les 30 jeunes comédiens et instrumentistes ont entre 12 et 22 ans. Ils seront hébergés dans des familles de Grenoble et des alentours.

Sous la direction de Mel Houldershaw, qui est aussi la présidente du Comité de jumelage d’Oxford, DIY vient présenter “The Saga of Leif Erikson”, une comédie musicale dont les jeunes compositeurs seront présents à Grenoble. Elle a pour sujet la découverte du Nord de l’Amérique du Nord dans les années 1000 et sera donnée le jeudi 4 avril à 17h30 et le vendredi 5 avril à 12h à la Maison de la Création et de l’Innovation (MACI) sur le domaine universitaire (tram lignes B et C arrêt Gabriel Fauré-MUSE). 

Pour le jeudi 4 avril à 17h30 à la MACI, inscrivez-vous ICI :

Pour le vendredi 5 avril à 12h00 à la MACI, inscrivez-vous ICI :

Elle sera aussi donnée le dimanche 7 avril à 19h30 au Centre Œcuménique St Marc, 6 avenue Malherbe (tram ligne A arrêt Malherbe).

Pour le dimanche 7 avril à 19h30′ à St Marc, inscrivez-vous ICI :

The Sagas

There is no ‘Saga of Leif Erikson’ amongst the vast body of Icelandic literature. The story of Leif’s discovery of North America is related to us in two sources: the Saga of Erik the Red (Leif’s father and King of Greenland) and the Saga of the Greenlanders. These two accounts differ in a number of important details, leaving room for interpretation – and the space to add our own fictional elements to the story. As such, this show is not intended as an accurate historical depiction of events, but rather a dramatised tale broadly consistent with the few known ‘facts’. It should be noted that the two Sagas were not written down until the 13th century, having been passed down orally for generations, and were probably embellished along the way. Despite this, the style of the sagas is stark and concise to the modern reader, with little room for description. The content on the other hand is rich and varied, including frequent supernatural events – storms unleashed by angry gods, prophetic dreams and visions, and ghostly appearances of ancestors – all of which were very real to the Norse mind. Whilst we would now attribute these events to nature, chance, or delusion, the accuracy of the Sagas’ descriptions of local topography and climate (particularly the presence of grapevines, for which Leif named the land ‘Vinland’), as well as recent archeological evidence in Newfoundland, leave little doubt that Leif did indeed reach North America. Leif’s voyage represents the Western-most point of Viking exploration. He never returned himself, and although his brothers Thorvald and Thorstein and sister Freydis all led expeditions to Vinland (the longest lasting two years), no permanent camp was established, possibly due to warfare with local Indigenous peoples. Over the following centuries the fringes of the Viking world shrank back towards Scandinavia, likely due in part to global cooling at the end of the Medieval Warm Period. It would be almost five centuries before a European would set foot in the New World again, when Columbus landed in what is now the Bahamas in 1492. Our musical is a new telling of Leif’s epic story, drawing on elements from both accounts and inspired by themes from the wider saga tradition. At its core is Leif’s ambition to live up to his father’s reputation and make his name in the sagas. His dream of a ‘Saga of Leif Erikson’ may never have been realised, but his remarkable achievement is certainly remembered a millennium later.

– Thomas Simpson

Note historique

Il n’existe pas de « Saga de Leif Erikson » dans le vaste corpus de la littérature islandaise.  L’histoire de la découverte de l’Amérique du Nord par Leif nous est relatée dans deux sources : la Saga d’Erik le Rouge (père de Leif et roi du Groenland) et la Saga des Groenlandais.

Ces deux récits diffèrent sur un certain nombre de détails importants, ce qui laisse place à l’interprétation – et à l’ajout de nos propres éléments de fiction à l’histoire. Ce spectacle ne se veut donc pas une représentation historique exacte des événements, mais plutôt un récit dramatisé largement cohérent avec les quelques « faits » connus. Il convient de noter que les deux sagas n’ont été écrites qu’au XIIIe siècle, après avoir été transmises oralement pendant des générations, et qu’elles ont probablement été embellies en cours de route.

Malgré cela, le style des sagas est austère et concis pour le lecteur moderne, avec peu de place pour la description. En revanche, le contenu est riche et varié, avec notamment de fréquents événements surnaturels – tempêtes déclenchées par des dieux en colère, rêves et visions prophétiques, apparitions fantomatiques d’ancêtres – qui étaient tous bien réels pour les Vikings.

Alors que nous attribuerions aujourd’hui ces événements à la nature, au hasard ou à l’illusion, la précision des descriptions de la topographie et du climat local dans les sagas et en particulier la présence de vignes, pour laquelle Leif a nommé le pays « Vinland », ainsi que les récentes découvertes archéologiques à Terre-Neuve, ne laissent guère de doute sur le fait que Leif a bel et bien atteint l’Amérique du Nord.

Le voyage de Leif représente le point le plus occidental de l’exploration viking. Il n’est jamais retourné au Vinland et, bien que ses frères Thorvald et Thorstein et sa sœur Freydis aient tous mené des expéditions dans le nouveau pays, aucun camp permanent n’a été établi, peut-être en raison de guerres avec les peuples autochtones.

Au cours des siècles suivants, les frontières du monde viking se sont repliées vers la Scandinavie, probablement en partie à cause du refroidissement de la planète à la fin de l’optimum climatique médiéval. Il faudra attendre près de cinq siècles avant qu’un Européen ne remette les pieds dans le Nouveau Monde, lorsque Christophe Colomb débarquera dans ce qui est aujourd’hui les Bahamas en 1492.

Notre comédie musicale est un nouveau récit de l’épopée de Leif, qui s’appuie sur des éléments des deux sources et s’inspire de thèmes issus de la tradition des sagas. L’ambition de Leif d’être à la hauteur de la réputation de son père et de se faire un nom dans les sagas est au cœur de la pièce. Son rêve d’une « Saga de Leif Erikson » n’a peut-être jamais été réalisé, mais sa remarquable réussite est certainement restée dans les mémoires un millénaire plus tard.

– Thomas Simpson

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